dimanche 3 août 2014

Rencontre avec Hank Edwards



La sortie de son livre en français approchant à grands pas, j’ai traduit une interview à laquelle Hank m’avait fait l’honneur de répondre en septembre 2013 pour que vous puissiez apprendre à le connaître un peu avant de découvrir son œuvre. Vous trouverez également le résumé et un extrait de « La Bâtarde de la Destinée » à la fin de l’interview.
 
Le matin, tu es thé ou café ?
Oh, thé, absolument. Petit déjeuner anglais.
 
Quel genre de livres écris-tu ?
De la romance érotique gay avec une tendance à balancer vers les histoires paranormales, bien que je sois connu pour avoir écrit des comédies romantiques ainsi que des romans policiers.
 
Pourquoi as-tu choisit ce genre ?
Je pense que la romance gay est un très bon genre. Je suis avec mon partenaire depuis dix-huit ans et nous profitons de moments romantiques ensemble, alors je voulais écrire des histoires avec - généralement - des fins heureuses. Cependant, j'aime aussi lire des histoires d'horreur et de suspense, et j'ai donc commencé à mettre mes personnages dans ce genre de situations. Puis, comme tu le sais, avec la romance, il faut également de l'érotisme, alors j'ai ajouté quelques scènes de sexe pour pimenter le tout.
 
Lorsque tu écris, tu es plutôt ordinateur ou papier ?
Ordinateur, absolument.
 
Es-tu plus motivé pour écrire lorsque le soleil brille ou lorsque le temps est maussade ?
Un temps gris et frais est toujours préférable. Lorsque le soleil brille, je me sens coupable de rester dedans devant mon ordinateur, mais tant que l'inspiration est là, le temps importe peu.
 
Où trouves-tu ton inspiration ?
Dans les choses de tous les jours. Un chat errant, une maison qui a l'ait effrayante, un commentaire entendu en faisant la queue à l'épicerie, ou même un titre du journal télévisé. Je vois quelque chose comme ça et je pense que, « Et si ...? ». Puis une nouvelle histoire apparaît dans ma tête.
 
Quand tu commences un livre, est-ce que toute la trame est déjà dans ta tête ou est-ce qu’elle se construit progressivement ?
La plupart du temps, je connais la scène d'ouverture et la scène finale, mais le milieu reste un mystère. Et quand j'écris, j'essaie de planifier les choses, mais mes personnages prennent un nouveau tournant et soudain, j'ai une fin tout à fait différente ! C'est quelques fois très excitant, et très frustrant à d'autres.
 
Comment te sens-tu avant la publication d’un de tes livres ? Effrayé ? Heureux ? Et après ?
Je suis excité à chaque publication d'un livre. Il y a cette anticipation, cette excitation que finalement, FINALEMENT, l'histoire qui se jouait dans ma tête sans interruption comme un film est maintenant disponible pour le monde entier. Quelquefois, cependant, il y a eu tellement de modifications  et je travaille habituellement sure quelque chose d'autre et je dois me rappeler, « Oh, oui, un de mes personnage a fait ça ! ».
 
Entre ton premier livre et le dernier, sens-tu une différence ? Écris-tu différemment ?
Oh mon Dieu, j'écris TRÈS différemment! Mon premier roman était «Fluffers, Inc., » et c'est un type de livre complètement différent de ce que j'écris aujourd'hui. Cependant, j'ai écouté le livre audio de « Fluffers, Inc. » ces derniers temps et j'entends des touches de l'écrivain que je suis aujourd'hui. Je pense que j'ai toujours écrit dans le même style, j'avais juste besoin de pratique entre ce livre et le dernier, « Blood & Stone: Venom Valley Tome 3 ».
 
On dit que les auteurs se projettent dans la peau et la tête de leur héros, est-ce le cas pour toi ?
Oh oui, je deviens souvent le personnage que j'écris. Je ressens son angoisse, ses humiliations, ses traumatismes physiques. Et plusieurs fois j'ai ajouté des bribes de ma vie à la vie de mon personnage. C'est un échange.
 
Tu te définis plutôt comme un rat de bibliothèque, un rat des villes ou un rat des champs ?
Je suis un mélange du rat de bibliothèque et du rat des villes. Je me plais à penser que je pourrais être un rat des champs, mais j'ai besoin d'avoir les commodités de la ville à proximité. Et beaucoup de livres. Beaucoup, beaucoup de livres !
 
Molière as dit : « L'écriture ressemble à la prostitution. Au début, on écrit pour l'amour de la chose. Puis, pour quelques amis. Et, à la fin, pour de l'argent ». Qu’en penses-tu ?
Je pense que Molière avait un bon point. Ce serait formidable de pouvoir vivre de mon écriture, et un jour j'espère pouvoir le faire. Mais pour l'instant, j'écris les histoires que je lirais moi-même, et j'espère que les lecteurs qui me suivent les apprécient aussi. J'ai beaucoup d'histoires qui tournent dans ma tête, j'ai juste besoin de temps pour les écrire, et avec un travail désagréable pour me permettre de payer les remboursements de la maison, ma voiture, etc… cela me fait passer beaucoup de temps loin de l'écriture. Alors, vous devez écrire pour gagner de l'argent, tu vois ? Ainsi, vous pouvez continuer à écrire.
 
Tes livres ont-ils déjà été traduits ?
Un de mes livres vient d'être traduit par une charmante traductrice (merci beaucoup !).
 
Fais-tu attention aux critiques littéraires ?
Oh oui, je lis les critiques et j'essaie d'apprendre d'elles. J'essaie de les voir comme constructives plutôt que méchantes, et j'ajuste parfois mon écriture sur leurs bases. Je vois la critique littéraire comme les commentaires d'un écrivain. Parfois, je les laisse juste glisser sur moi, mais d'autres fois, je pense, « Hmm, ils ont un point, peut-être que je devrais penser à changer cela ». Je ne passe pas beaucoup de temps à lire les commentaires, mais j’essaye de retirer quelque chose de chacun d'eux.
 
Les journées ont 25 heures. Tu passes cette heure supplémentaire dans le jardin ou dans la cuisine ?
Le jardin ! Je ne suis pas un cuisinier, mais j'aime à travailler à l'extérieur sur les plantes.
 
Quel est le livre que tu amènerais sur une île déserte ?
Oh waouh, un seul ? J'adore « Le Fléau » de Stephen King. J'ai relu ce livre plusieurs fois. J'aime l'histoire et les personnages, tout en fait. Je choisirais probablement ce livre.
 
Le soir, éteins-tu la lumière tout de suite ou prends-tu le temps de lire ?
Je lis. Soit un peu de relecture pour des amis écrivains, soit un roman policier ou une romance que j'aurais trouvé.
 
 
La Bâtarde de la Destinée
(Je n'ai pour l'instant que la couverture en anglais, je la modifierai lorsque j'aurai la version française) 
 

Résumé
 
Messire Gerard Fogg, chevalier de la Garde Royale du royaume d'Algonwick, est impliqué dans une relation sexuelle secrète avec le fils roi, le prince Tristan. Lorsqu'un visiteur qui se fait appelé Malcom apparaît sur la route d'Algonwick et vole et assassine les voyageurs avant de disparaître sans laisser de trace, Gerard s'engage à amener Malcom devant la justice. Il se lance dans sa quête avec Ranulf, le conseiller du roi et le seul qui sache où trouver l'étrange meurtrier. Ils voyagent dans le temps jusqu'à l'année 2006 pour trouver le château qu'ils aiment tant en ruines, et un charmant jeune archéologue nommé Jon Calder qui essaye de déterminer la raison de la déchéance inattendue d'Algonwick. Ils se lient d'amitié avec Jon et, alors que la relation entre Gerard et Jon s'approfondit, le meurtrier Malcom se rapproche de plus en plus.
 
Extrait
(non corrigé, alors désolée s’il y a encore des fautes, elles disparaitront très bientôt)
 
Le bout arrondi et brûlant du sexe de Tristan écarta les muscles de l'orifice de Gerard et glissa dans son passage. Gerard s'assit à califourchon sur les hanches de Tristan, la tête rejetée en arrière, s'empalant sur le membre dur, poussant l'homme plus profondément à l'intérieur de lui. Dans l'écurie sous la grange, les chevaux hennissaient et trépignaient comme s'ils sentaient et enviaient le plaisir éprouvé au-dessus d'eux.
— Comment est-ce ? demanda Tristan en resserrant ses doigts sur les cuisses de Gerard.
Ce dernier baissa les yeux, interrompant son empalement pour se concentrer sur la forme du visage de Tristan, les pommettes saillantes, le menton pointu avec une petite fossette, le nez fort contrebalancé par les yeux gris. Ses cheveux blonds ondulés étaient humides de sueur sous la chaleur du grenier et Gerard sentit une goutte couler le long de son dos. Il se pencha et glissa sa langue dans la bouche de Tristan pour lui donner un long baiser paresseux, puis se redressa juste assez pour plonger son regard dans les yeux de son amant en souriant.
— C’est parfait.
— Il y a suffisamment de saindoux ? demanda Tristan, ses sourcils se fronçant d’inquiétude. Il n’y a pas de brûlure comme la dernière fois ?
Gerard l’embrassa à nouveau, maintenant sa langue dans la bouche de Tristan un peu plus longtemps avant de dire calmement :
— Il y a juste ce qu’il faut. Apaisez votre inquiétude.
S'asseyant, Gerard plaça ses mains sur la poitrine nue de Tristan, glissa ses doigts dans les poils blonds recouvrant les mamelons de son amant et les pinça. Tristan gémit et ses hanches se soulevèrent en réponse, enfonçant encore plus profondément son sexe.
— Oh, haleta Gerard sous la poussée soudaine.

Ses yeux se fermèrent et ses hanches descendirent, prenant autant de Tristan en lui que possible. Même alors qu'il détendait ses muscles internes pour permettre un meilleur accès à son amant, Gerard savait que ce ne serait pas suffisant. Tout ce qu'il pourrait prendre de Tristan ne serait jamais suffisant pour le satisfaire. Il voulait cet homme – tout de lui – en lui, remplissant les espaces vides, le complétant comme jamais personne d'autre ne le pourrait.

Les pouces de Tristan trouvèrent les mamelons de Gerard sous les poils noirs trempés de sueur et il les tourmenta jusqu'à ce qu'ils soient durs et sensibles. Au-dessous d'eux, les chevaux hennirent de nouveau, et un trio de colombes roucoula sur les chevrons de la grange tandis que Gerard balançait ses hanches. Le sexe de Tristan entrait et sortait de son passage, le remplissant puis se retirant de plus en plus vite.

— J’ai besoin de votre bouche, dit Tristan, la voix pleine de désir.

Il tendit le bras pour poser une main sur la nuque de Gerard et l’attira pour l’embrasser durement. Leurs langues entrèrent en collision, joutant ensemble tandis que les hanches de Tristan s’appliquaient à se pousser plus profondément dans son  amant à chaque poussée.

— Je vous aime, mon chevalier, murmura-t-il en reculant un peu pour regarder Gerard dans les yeux. Plus que les terres d’Algonwick et le ciel au-dessus. Vous avez capturé mon cœur. 

— Oui, mon amour, répondit Gerard et il l’embrassa encore tandis que ses reins se contractaient sous la sensation familière de l’approche de son apogée. Vous me réchauffez comme la lumière de l’aube réchauffe les champs en friche.

Il s’assit, cambrant le dos tandis qu’il chevauchait le pilonnage des hanches de Tristan.

— Je suis proche, mon amour. Prenez-moi dans votre main. 

Le poing de Tristan se referma sur le membre tressautant de son amant et il le masturba fort et vite. Gerard grogna sous la contraction familière et la ruée de sa libération. Un jet de sperme épais atterrit sur le torse couvert de sueur de Tristan. Gerard perdit toute notion de temps, ses sens seulement attentifs à la sensation de la pénétration de son amant nichée si étroitement en lui et à sa jouissance. Alors que la ruée de sensations commençait à s'apaiser, il essuya la sueur de son front et plongea son regard dans les yeux de Tristan, vit le désir qui couvait dans leur profondeur grise et recommença à basculer ses hanches.

Tristan fit courir ses doigts sur la semence de Gerard et l’étala sur sa peau.

— Je veux avoir votre odeur sur moi pour le reste de la journée, dit-il. Je veux me rappeler de ce moment comme si c’était un tableau.

Gerard joignit ses doigts à ceux de son compagnon, puis pinça les mamelons, les enduisant de son essence. Il accéléra les mouvements de son bassin, le long sexe épais de Tristan se poussant de plus en plus rapidement en lui, jusqu’à ce que ce dernier se mette à hoqueter.

— Je… je vais… cria Tristan en fermant les yeux et soulevant les hanches.

Un moment plus tard, les yeux de Tristan s’ouvrirent, son visage se détendit et rayonna sous le soleil de l’après-midi. Il sourit et posa une main sur la joue barbue de Gerard.

— Mon chevalier, soupira-t-il. Chaque fois que nous sommes ensemble, mon cœur s’emplit à nouveau d’amour pour vous.

Gerard se pencha pour l’embrasser doucement sur la bouche, sa langue effleurant ses lèvres.

— Mon prince, dit-il entre deux baisers. Je vous appartiens pour toujours.

Avec une légère grimace, Gerard se dégagea du membre ramolli de Tristan et s'étendit à ses côtés. Son canal était glissant et humide et il resserra ses muscles pour garder la semence de son amant en lui aussi longtemps que possible. Tristan passa un bras autour de ses épaules pour le rapprocher et Gerard fit courir ses doigts sur la peau collante du sperme séché sur la poitrine de son compagnon tandis qu'ils reprenaient tous les deux leur souffle. La grange était chaude sous le soleil de l'après-midi, mais une brise occasionnelle trouvait parfois son chemin à travers la porte ouverte du fond.
 

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